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Mémoire de Mahamoud Harbi Le plus grand martyr de l'indépendance de la République de Djibouti
Le peuple aime la liberté, le peuple aime la démocratie |
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إِلَّا مَا شَاء اللَّهُ إِنَّهُ يَعْلَمُ الْجَهْرَ وَمَا يَخْفَى
ce qu'Allah veut. Car, Il connaît ce qui paraît au grand jour ainsi que ce qui est caché
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Le GRAND DESSEIN DE MAHAMOUD HARBI.... |
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Avant la seconde guerre mondiale, on n’entendit jamais parler de nationalisme Somali. Aucun mouvement d’union ne s’était déclenché parmi les populations Somaliens . C’est pour associer les Somalis à leur lutte contre les Italiens, que les Britanniques lancèrent l’idée d’une grande Somalie qui pouvait voir le jour, après la victoire, sous les auspices de la Grande-Bretagne . L’idée fit son chemin, et les agents politiques anglais surent catalyser au profit de leur pays l’enthousiasme naissant . Les Britanniques réussirent ainsi à s’allier les Somalis dans la bataille de l’Afrique orientale . En 1941, les Italiens étaient vaincus et la Grande-Bretagne occupa la quasi totalité du pays Somali, hormis la C.F.S . L’Erythreé et l’ex-Somalie Italiens se trouvèrent placées provisoirement sous administration militaire Britannique . L’Ethiopie recouvrait son indépendance, mais les Anglais se réservaient l’administration d’une partie du Territoire éthiopien habitée par des Somalis : l’Ogaden, et la « région réservée », située aux confins des Somalies Britannique et française . A la fin de la guerre, la Grande-Bretagne nourrit le projet d’unifier tous ces territoires sous sa tutelle . En Avril 1945, le ministre Britannique des affaires étrangères, Bevin fidèle aux promesses faites aux Somalies anglaise et Italienne, et les provinces éthiopiennes peuplées de Somalis, en un seul Territoire, « afin que les nomades puissent poursuivre leur existence fragile avec le moins d’entraves possible, et qu’ils aient une chance réelle de mener une vie économique décente » Champions de la Grande Somalie, les Anglais auraient souhaité y inclure la Somalie française . Dans l’espoir de déclencher un mouvement pan-Somali à Djibouti, ils suscitèrent divers incidents dans la colonie française, encore mal remise des événements de la guerre . Mais les populations étaient peu réceptives et le projet fut abandonné . A Mogadiscio, le mouvement nationaliste se développait au contraire activement . Le S.Y.C « Somali Youth Club » qui devint le S.Y.L « Somali Youth League » se fit le champion de l’indépendance et de l’union de tous les Somalis . A Djibouti le « Club de la jeunesse Somalie et Danakil » Fondée en 1946 pour contrebalancer l’influence du « Club de la jeunesse Arabe » . Le «Club de la jeunesse Somali et Danakil » regroupait des Somalies et des Afars animé par Mahamoud Harbi Farah qui était un jeune qui est né en 1921 à Ali-Sabieh plein de fougue et d’ambition, qui domina pendant prés de dix ans de sa forte personnalité la scène politique local . Mahamoud Harbi Farah amorça une évolution qui allait le mener du mouvement revendicatif du nationalisme Somali. Il se rendit compte de l’inanité des rivalités et des luttes tribales entre Somalis, qui ne profitent en fin de compte qu’à l’administration colonial . Elu député en 1956, Mahamoud Harbi Farah se montre habile tacticien. Au début Il ne cherche pas à heurter l’administration . Pas de prises de position révolutionnaires, pas de déclarations intempestives . A l’Assemblée nationale, il dépose une proposition de résolution invitant le gouvernement à promouvoir le progrès économique et sociale, et à « préserver les valeurs françaises en Côte française des Somalis » . Aimable et conciliant, il sait se faire apprécier des Européens, qui ne résistent pas à son charme . L’administration française, consciente de la force politique énorme représentée par Harbi, choisit de miser sur lui, de l’encourager, avec l’espoir de mieux le contrôler . A son apparente modération, il doit d’avoir remporté l’appui de l’administration lors de l’élection en 1957 de la première Assemblée territoriale . Son principal concurrent était, El hadji Hassan Gouled Aptidon . Vice président du Conseil de Gouvernement Mahamoud Harbi Farah est, au début de l’année 1958, l’homme de premier plan . Tous les espoirs sont en lui . A son peuple, il apporte la promesse de le guider sur le chemin de l’émancipation . Agé de 37 ans, Harbi sait enflammer les jeunes et convaincre les anciens . Tribune extraordinaire, il galvanise les foules par la magie de son verbe . Il à le pouvoir de susciter les passions et de les apaiser . Nul ne résiste à son ascendant naturel, à son regard profond .Illuminé par des yeux très mobiles et ardents . Modéré lorsqu’il s’agit de discuter avec l’administration française, Harbi emploie un autre langage quand il se trouve parmi les siens . Entouré des jeunes de Djibouti où d’Ali-Sabieh, localité où il est né, un autre homme se révèle . Abandonnant la langue française, c’est en Somali qu’il exhorte ses frères à travailler pour un avenir meilleur, un avenir totalement libéré de la présence étrangère . Mahamoud Harbi Farah entendait mener son Territoire vers l’indépendance . Deux événements allaient précipiter son action : l’annonce du référendum constitutionnel de Septembre 1958, et l’approche de l’indépendance de la Somalie Italienne et Anglaise, prévue pour l’année 1960 Lorsqu’il fut annoncé que les populations des Territoires d’Outre-mer auraient à choisir leur destin, Mahamoud Harbi Farah estima que l’heure était venue de prendre l’indépendance généreusement offert par la France, car semblable occasion ne se reproduirait sans doute pas de longtemps . Harbi nourrissait d’autre part un dessein plus ambitieux encore . Le tutelle Italienne sur la Somalie devait prendre fin en 1960 avec la proclamation de l’indépendance . Harbi caressa le rêve de libérer Djibouti dés 1958, afin d’être indépendant avant les provinces anglaise et Italienne . Il aurait alors devant lui deux années qu’il pourrait mettre à profit pour consolider la position internationale de son petit pays En 1960, lui, Mahamoud Harbi Farah aurait déjà acquis une solide notoriété qui lui conférerait une autorité incontestable dans la négociation pour l’unification des trois provinces Somalies .
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